20 mars 2008

L'eau

       
      

UN PRECIEUX LIQUIDE : L’EAU

 

 I° Un produit naturel très mal réparti.

  a) Un produit abondant

La terre est la planète de l’eau, l’hydrosphère est gigantesque même si l’eau douce ne représente que moins de 3% de la totalité, constituée essentiellement des calottes glacières (inlandsis) du Groenland et de l’antarctique. 0,6% de cette eau circule dans l’atmosphère mais revient toujours à l’océan, après un passage parfois par les continents (cycle de l’eau)

Les précipitations ne touchent pas les continents avec la même efficacité. 2 conditions nécessaires pour ces précipitations : 1° des courants aériens (vents) et 2° des mouvements d’ascendance de l’air (condensations, nuages.) Dans les régions sèches ces conditions ne sont pas remplies, dans les régions tropicales elles ne le sont que lors des saisons humides.

Ce sont les courants qui alimentent les continents en eau (carte)

 b) Des espaces très inégalement touchés.

Les régions arides et semi-arides ne perçoivent que 6% des précipitations (et 2% de l’écoulement), alors que les régions tempérées humides en reçoivent 45%. Si l’on considère les basses latitudes le % atteint 53% (et la quasi totalité de l’écoulement)

12 pays se partagent 75% des ressources naturelles en eau, cette situation dépend souvent de l’étendue du territoire mais aussi de la situation par rapport aux ensembles climatiques.

 c) Des hommes très inégalement touchés.

Si l’on établit un rapport entre la masse d’eau dont dispose un pays et sa population on constate de grands écarts, les pays très secs sont défavorisés (péninsule arabique) mais d’autres plus arrosés le sont tout autant car bien plus peuplés (Algérie). Les évaluations des moyennes nationales peuvent être contestées car elles ne reflètent pas les inégalités régionales (Brésil, Inde.) Dans d’autres pays, l’augmentation de la population peut représenter un danger à terme (Chine).

 II° L’eau, facteur majeur de développement économique

 a) Les besoins sont croissants

C’est un produit indispensable qui sert autant à consommer (boire) qu’à produire (irrigation) qu’à nettoyer (utilisation industrielle) ou qu’à créer des emplois (tourisme) il peut être consommé mais également pollué

Les besoins en eau ne cessent d’augmenter d’abord parce que la population augmente mais également parce que la hausse du niveau de vie rend les sociétés de plus en plus consommatrices (WC, machines à laver, piscines …) De 1950 à 2000, la population mondiale est multipliée par 2,5, la consommation d’eau par 5.

 b) L’irrigation aussi

C’est dans le domaine agricole que la consommation d’eau a fait le plus grand bond. Les terres irriguées X 5 au XX° siècle, Elles représentent aujourd’hui 16% des terres agricoles. 2 façons d’utiliser l’eau pour irriguer, soit on stocke et l’on diffère l’arrosage, soit on déplace le produit de là ou il est abondant vers là ou il ne l’est pas. L’irrigation peut être indispensable, dans les régions sèches, alors que ailleurs, sous pluie, elle vient en facteur d’amélioration. C’est cette dernière qui domine aujourd’hui.

Les pays n’utilisent pas tous de la même façon leurs ressources en eau, les facteurs aggravants sont l’importance de la population et les besoins de l’industrie et de l’agriculture. 5 pays (Chine, USA, Inde, Pakistan, Russie) effectuent la ½ des prélèvements mondiaux. L’Europe vient ensuite à cause de son niveau de vie et de son industrie

  III° L’eau, à quel prix ?

 

 

 a) Comment disposer des quantités nécessaires ?

La maîtrise de l’eau fait appel à des techniques variées et parfois très anciennes : on creuse des puits pour atteindre la nappe phréatique, on fait descendre l’eau des hauteurs par tout un système de canalisations, on réalise des espaces de stockage le long des fleuves ou l’on récolte les excédents d’eau pour les réinjecter la sécheresse venue. Construction de barrages, les moyens techniques actuels permettent d’être plus efficaces tout en étant moins fatigants.

On peut remarquer que l’eau utilisée à la consommation doit très souvent être mise aux normes on doit la filtrer, la stériliser par des moyens chimiques.

 b) Quels investissements ?

De 1950 à nos jours, le nombre de barrages a été multiplié par 7. Ils permettent en plus de l’irrigation de produire une énergie propre contrairement aux centrales thermiques, leur coût, l’épuisement des sites faciles, les conséquences écologiques les rendent aujourd’hui plus rares .

De nouvelles ressources sont utilisées, l’eau des nappes souterraines, celle des aquifères fossiles, l’eau de mer que l’on dessale, celle qui provient des traitements des eaux usées.

 c) Le prix de l’eau

Les aménagements et les investissements pour diffuser et normaliser l’eau sont colossaux, Seuls les économies et les techniques des pays les plus développés y parviennent. Ce n’est pas le cas par des PMA dont les populations sont mal ravitaillées en qualité comme en quantité. 1,2 milliard n’ont pas encore accès à l’eau potable et 2,5 millions meurent par l’eau contaminée.

 IV° L’eau : Des conflits pour demain ?

  a) Sera-ce une source de conflits ?

On peut dire que dans le passé ce fut le cas (le tribunal de l’eau de Valence) les conflits se réglaient en justice. Aujourd’hui les tensions sont tout aussi vives, elles sont provoquées par l’augmentation de la consommation ainsi que par la quasi généralisation de la pollution. Les villes, l’industrie, l’agriculture polluent, ainsi les eaux polluées par l’industrie par les usages domestiques ou par les engrais ne peuvent plus être utilisées par l’agriculture et la boisson, les eaux polluées par l’agriculture. Dans une rivière souillée on ne peut plus ni pêcher ni se baigner

  b) Des conflits dans les pays !

Les conflits existent et se généraliseront entre groupes d’intérêts divergents : les agriculteurs, les industriels, les consommateurs (et leurs associations.) bel exemple du problème du lisier et des engrais en Bretagne, ou du recul de l’irrigation de l’agriculture dans l’Arizona au dépens des besoins de Phoenix , ville en pleine expansion

Certains conflits opposent des régions entre elles celles qui sont bien nanties et celles qui ne le sont pas (ponctions réalisées sur les fleuves traversant les 1° au profit des 2°. Réalisation de barrages pour réguler un fleuve mais aussi pour irriguer.)

 c) Des conflits entre pays !

Ils concernent le plus souvent des pays se situant en aval et en amont d’un même fleuve, on peut imaginer que des ponctions répétées systématiquement puissent quasiment tarir un fleuve. ou le souiller. Les pays du Moyen Orient, l’Inde et

la Pakistan

, Les Pays-Bas la France et

la Suisse

en sont des exemples. Ces conflits sont très difficiles à régler car aucune instance n’est créée à cet effet et seuls des accords bilatéraux peuvent y arriver.

 V° Les problèmes d’eau pour demain

 a) Pénuries présentes et à venir.

Il y a beaucoup plus d’eau qu’on n’en a besoin sur terre et pourtant des menaces de pénuries apparaissent D’abord dans les régions sèches ou la croissance démographique perturbe l’équilibre fragile, ensuite dans les régions ou l’eau est abondante mais ou la population a énormément augmenté, incitant à l’irrigation. Dans les pays européens, c’est l’augmentation du niveau de vie qui est en cause.

  b) Les économies envisageables

Economies et non pas solutions pour trouver de nouveaux moyens d’en consommer plus. On peut imaginer un système de chasse au gaspillage déjà mis en place quelquefois, dans tous les secteurs : dans l’agriculture, la technique du goutte à goutte permet des économies de l’ordre de 50%, pour l’industrie et les collectivités urbaines, recyclage et traitement sont déjà en fonction mais coûtent très cher.

 

 c) Gérer différemment ?

L’eau devient un bien économique, son traitement et sa gestion sont passés aux mains de grandes firmes multinationales qui en tirent de substantiels profits. Mais le prix de l’eau n’est il pas une façon d’inciter les consommateurs à l’économie ? (Notamment dans l’irrigation)

On fait alors remarquer que l’action sur les prix ne pénalise encore que les plus pauvres, alors que les pays gros consommateurs d’eau sont les pays industriels. Va-t-on voir une gestion internationale de l’eau échapper aux mécanismes de loi des marchés ?  

Posté par Histoire205 à 16:02 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur L'eau

    Bleu comme l'EAU

    Bonjour,

    je suis sourcier professionnel;
    Je souhaite collaborer bénévolement avec une association à but humanitaire, pour la recherche d'EAU dans les pays arides et les régions défavorisées.
    Je vous invite à visiter mon site qui en dira plus. www.bleucommeleau.com
    Merci de m'avoir lu.

    Posté par philippe, 22 novembre 2008 à 13:27 | | Répondre
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