07 avril 2008

Dynamiques urbaines et environnements urbain

 

 

Dynamiques urbaines

Et

Environnement urbain

 

 

I° L’urbanisation est un phénomène planétaire

 a) Peut on dire que nous sommes dans un monde d’urbains ?

Bien saisir les termes : Ville, village. Rural, urbain. Agglomération, urbanisation.

Aujourd’hui, 1 habitant sur 2 habite en ville. En 1950, 30% et vers 1900, seulement 15%

Certaines agglomérations sont gigantesques. En 1950, 1 ville de + de 10 millions d’habitants. En 1975, 5 villes. En 2000, 19 villes et il y en aurait 23 en 2015, presque toutes dans les PED.

Cependant, 60 % des citadins vivent dans des villes de moins de 1 millions d’habitants.

 b) 2 milliards d’urbains au Sud.

On parle d’urbanisation galopante des PED, car de 1975 à 2000 ; la population urbaine a été multipliée par 2,5.et doublera dans les 30 prochaines années.

2 raisons à cette situation : un fort exode rural. Une forte natalité urbaine.

Même si la natalité a tendance à baisser dans les villes des PED, la mortalité baisse aussi (plus qu’à la campagne) C’est également un facteur de croissance des villes.

 c) Une urbanisation ralentie au nord.

Dans les PI du nord, les taux d’urbanisation plafonnent et le rapport rural/urbain ne bouge plus.

D’autant plus que la croissance démographique est globalement ralentie (même si elle reste plus forte en ville qu’à la campagne)

Depuis quelques années phénomène de péri-urbanisation autour des agglomérations

Dans les PI, soucis de maintenir une population minimale dans les zones rurales (activités agricoles, maintient du paysage)

 

II° Les villes qui organisent le monde

 a) Les villes cœurs des territoires.

Les villes jouent un rôle capital dans l’organisation des territoires. Elles concentrent les hommes et les activités et sont des carrefours de communication.

Elles cumulent les activités traditionnelles (administration, commerce, industrie) aux activités plus modernes liées aux nouvelles technologies (informatique, biotechnologie …) aux services de haut niveau (bureaux, banque) Certaines grandes villes se dotent de Technopôles.

L’importance de la ville dépend de l’espace sur lequel elle exerce son influence. Son rôle peut donc être local, régional ou national (international même).

 b) Peut on parler de métropolisation du monde ?

Les métropoles sont des villes qui exercent leur influence sur un territoire très étendu (région, nation …) elles sont à leur niveau des centres d’impulsion.

Certaines grandes villes jouent ce rôle au niveau mondial, elles drainent et distribuent les flux de marchandises, d’informations et de capitaux. Ces métropoles mondiales sont reliées entre elles par des réseaux de communication rapides (téléport…)

L’urbanisme des quartiers des affaires de ces métropoles (CBD) est vertical. Ces buildings sont les sièges sociaux des banques, des FMN …

 c) Mégalopoles et mégapoles

On distingue 3 mégalopoles, 3 vastes régions urbanisées qui abritent des métropoles dont l’influence (économique, culturelle, financière) est mondiale. Elles constituent les centres d’impulsion du monde actuel :- La mégalopolis d’Amérique du Nord Est. La mégalopole Japonaise de Tokyo à Fukuoka, la nébuleuse d’Europe occidentale.

Les grandes agglomérations ne sont pas toutes des villes comparables, ainsi, Amsterdam avec 1 million d’habitants est une métropole aux fonctions importantes, alors que Lagos, capitale du Nigeria n’a pas cette importance avec 10 millions d’habitants.

 

III° Des villes en pleine croissance.

 1°) Des villes qui s’étalent

C’est un phénomène universel, qu’il s’agisse des pays industriels ou des PED, l’exurbanisation (déplacement de l’habitat ou des activités vers les périphéries) bouleverse aujourd’hui les paysages. Tous les centres sont entourés par une auréole urbanisée constituée de la banlieue et de l’espace périurbain.(ou le paysage rural cède le pas aux lotissements pavillonnaires )

Ce desserrement urbain poussé à l’extrême, étire des villes sur des distances considérables : Los Angeles

220 km

en bord de cote. Caracas s’étend sur l’équivalent de 2 de nos départements

Cet étalement est cause d’encombrements et de pollution (flux de circulation)

 2°) Des périphéries qui s’étalent

Dans les pays riches, la péri-urbanisation est souvent en rapport avec la recherche d’une meilleure qualité de vie.

Cette déconcentration de la ville vers la périphérie crée un paysage périurbain fait de zones commerciales, industrielles, d’habitations … que l’on retrouve au portes de toutes les villes

Dans les pays pauvres, les bidonvilles se créent, s’enflent (et parfois disparaissent) aux lisières des agglomérations, alimentés par le flot des nouveaux arrivants, on les appelle : favelas, bustees …

 3°) Des centres en crise

L’exurbanisation a des conséquences sur le paysage des cœurs de ville. La désindustrialisation des quartiers du centre créent des friches urbaines. Aux USA les immeubles dégradés sont occupés par des populations pauvres des minorités (ghettos)

De nombreuses villes se sont lancées dans de vastes projets de rénovation et de réhabilitation, cela se fait souvent au profit des bureaux et des résidents riches (gentrification)

Dans les PED, les centres sont toujours très peuplés, les quartiers historiques très dégradés souvent transformés en taudis (médinas) côtoient les quartiers des affaires ou des zones résidentielles de luxe.

 

IV) L’environnement des villes

 1°) Une concentration de pollution.

En concentrant les hommes, les industries, les flux de circulation, la ville sécrète elle même ses propres pollutions. Quelles sont ces pollutions :

Nuisances liées au bruit : automobiles, aéroports

Les pollutions des eaux et des sols : Sols des friches industrielles, eaux usées traitées avant leur rejet.

L’élimination ou le recyclage des déchets après leur collecte. Problème dans les PED (P 171, 10)

La pollution de l’air alimentée par les foyers domestiques, les échappements des voitures et les rejets des industries. Cela va parfois jusqu’à la constitution de smog (Athènes, Mexico, Paris.)

  2°) Les risques

Risques naturels (Séismes, inondation, éruptions volcaniques) sont particulièrement meurtriers en milieu urbain (5000 morts à Kobé en 95, quelques centaines à Sumatra pour un séisme de même intensité.

Risques technologiques, incendies de grands immeubles (Sao Paulo 1974) ou défaillances industrielles, Toulouse 2001 (AZF)

 3°) Aménagements urbains + risques ?

Les transformations de l’environnement provoqués par l’homme ( anthropisation) sont un facteur aggravant. Cas des lotissements établis dans des zones inondables ou des inondations dues à l’imperméabilisation de vastes surfaces (parkings) dans les pays du Nord.

Les coulées de boue, les inondations, dans les villes du Sud provoquées par l’urbanisation et la suppression des modes de drainage traditionnel (

La Paz

, Quito) ou l’utilisation de pentes déboisées (Rio)

 

V° Aménagement et gestion des villes

 1°) La prévention des risques.

D’abord, il faut les inventorier et les estimer puis prévoir tout pour les minimiser.

C’est difficile pour les risques naturels ( risques sismiques, d’éruption, d’inondation, de tempête)

Pour les risques technologiques, on a défini des périmètres de protection autour des sites industriels dangereux. Des plans de prévention de risques sont dressés en France (PPR)

  2°) Les priorités pour aménager les villes.

Des aménagements techniques : constructions antisismiques, digues pour les espaces inondables.

Respect des POS (obligations, zones non constructibles)

Conversion des friches industrielles en espaces verts, poumons de villes (plus convivialité.)

Privilégier les transports en commun, limiter la circulation automobile.

 3°) Le retard des villes du Sud.

Les villes des PED s’accroissent sans contraintes légales, de façon anarchique, cela répond à la poussée démographique mais décuple les risques et la pollution.

Le problème des déchets vient en premier, ils ne sont pas ramassés, s’accumulent et souillent les nappes d’eau par infiltration.

Le problème de l’eau vient ensuite, pas d’eau potable ni de captage des eaux usées qui retournent aux fleuves directement. On note la différence entre quartiers centraux et quartiers périphériques délaissés.

Vocabulaire

CBD : centre des affaires d’ans les grandes villes

Agglomération : la ville et le territoire urbanisé qui l’entoure

Péri-urbanisation : urbanisation de la périphérie des villes

Technopôles zone d’activité associant recherche (université, laboratoire) et industries de haute technologie

Mégapole : agglomération de plusieurs millions d’habitants.

Mégalopole : vaste ensemble d’agglomérations étalées sur des centaines de km et qui entretiennent entre elles de multiples échanges

Centre d’impulsion : grande ville ou se prennent les décisions économiques et politiques importantes.

POS : Plan d’occupation des sols

Risques industriels : Risques liés à la présence d’industries ou de lieux de stockage de X dangereux

Banlieue : extension urbaine la plus proche du centre.

Gentrification :Processus qui voit la rénovation d’un quartier pauvre suivie d’une occupation par une population aisée.

Rénovation : Démolition puis reconstruction d’un quartier vétuste.

Réhabilitation : amélioration des conditions d’habitation d’immeubles anciens.

Plus tous les autres termes que vous avez sur le livre ou que vous avez vu sur le dico

Posté par Histoire205 à 19:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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